Tu n’es pas ma Betty,
pourtant tu lui ressemble,
Car si j’en crois tes gestes,
nul doute qu’on est ensemble.
Contre moi, tu t’adosses,
comme un saule, oui, je pleure
Tu lacères mon écorce,
pour y graver un cœur.
Tu y inscris au centre,
toutes les lettres du monde,
De ton amour sans borne,
les océans inonde,
Ton alphabet pourtant,
ne semble contenir,
Pour moi, pas un seul signe,
aucun putain d’avenir.
Je n- l’avais pas compris,
tout de suite, je l’avoue,
Maintenant j’ai capté,
même si ça reste flou.
Contre moi, tu t’adosses,
tu t’accroches à mon cœur,
Ivre de toi, je reste,
me noie, dans mon erreur.
Betty n’existe pas,
je peux toujours l’attendre,
Celle que je vois en toi,
je suis seule à l’entendre.